Vendredi 14 aout 2026
Un hiver pour te résister - Morgane Moncomble
Elisabeth, appelée Lily (comme Lily Evans) par tous ses proches, est une jeune patineuse qui rêve de surpasser son idole en ayant sa première médaille d’or à 22 ans, soit un an plus tôt qu’Orion, un patineur exceptionnel qui s’est retiré 3 ans plus tôt. Malheureusement, son partenaire de glisse, Olivier, est hospitalisé pour une maladie connue chez les patineurs. La seule solution trouvée pour qu’elle puisse participer aux compétitions est de concourir avec Orion. Lui n’est pas du même avis, et va même lui faire sentir. Cette proximité forcée s'annonce très prometteuse.
Ce tome 2 est différent du 1er. Là où j’appréciais le jeu de piste, ici ce sont les personnages et leur construction qui me plaisent. 
Le personnage de Lily m’a fait penser à moi pour sa détermination et sa difficulté à accepter l’échec, même quand elle a tout donné pour réussir. Elle est obstinée dans son travail et ne sait pas ralentir. Orion va lui permettre de se lâcher un peu plus. 
J’ai trouvé très intéressant de découvrir le monde du patinage artistique. J’ai eu l’occasion de voir une compétition de la French Cup à Rouen il y a quelques années. Mais ce monde ne m’intéressait pas. Mais ce livre montre l’envers du décor : les dangers du patin à glace avec les chutes ou les lames des patins ; l’obligation pour les sportives de suivre un régime pour ne pas être lourdes et pouvoir être portées par leurs partenaires ; le stress des compétitions, que l’on peut retrouver dans tous les sports ; les relations complexes et la jalousie qui nuisent aux sportifs.
La manière dont est traitée le handicap est aussi intéressante. Nous avons la possibilité de nous mettre à la place d’un personnage avec un handicap invisible, et sa construction après l’apparition de ce handicap. L’autrice a su développer les ressentis de ce personnage et transcrire ce que pourrait ressentir une personne dans la vraie vie face à cette situation. 
C’est donc pour l’instant celui que je préfère de la saga.
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Dimanche 9 aout 2026
L'autre moitié du monde - Laurine Roux
Toya est une jeune fille qui vit dans le Delta d’Èbre. Sa mère et son père travaillent pour des Marquis, les personnes qui dirigent ce delta. Tout se déroule dans les années 1930, sur vent de révolution. Toya est confrontée à la difficulté de la vie des paysans.
Loin de Downton Abbey, on constate que travailler pour une famille riche n’est pas ce qu’il y a de plus reposant et joyeux. Au contraire, cette famille de Marquis abuse de ses droits et surtout de sa richesse pour s’imposer et se sortir des situations criminelles dont elle est responsable. Et j’ai l’impression que ça fait écho à ce qu’on vit actuellement avec certains puissants qui sortent impunément de prison parce que ce sont des politiciens et/ou riches. 
L’histoire m’a bien plu parce qu’elle me fait écho, mais aussi pour toutes ces descriptions de liberté et de nature que vit Toya. J’ai plus de mal avec l’écriture. Il y a peu de dialogues, ou alors elles sont rapportées en italique, une succession de groupes nominaux ou de phrases. Cela m’a laissée assez perplexe.
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Mercredi 5 aout 2026
Un automne pour te pardonner - Morgane Moncomble
Camélia, jeune avocate stagiaire, est amenée à défendre Lou McCalistair, accusé du meurtre de Rory Cavendish. Elle accepte de le défendre pour se venger du harcèlement dont elle a été victime par la bande de Lou au lycée. Lou finit par s’échapper, et ensemble, ils vont résoudre les énigmes laissées par la victime, pour retrouver le ou la coupable du meurtre. 
L’histoire se déroule à Edimbourg, dans mon pays de cœur (merci Outlander et Harry Potter). Autant dire que ça m’a mise dans une bonne ambiance pour le lire. Si on ajoute à cela le jeu de piste et les énigmes, j’ai été conquise. Ce n’est pas pour rien que j’ai lu Da Vinci Code, de Dan Brown. Je suis une adoratrice des enquêtes à énigmes. Et puis, les ennemies-to-lovers est un genre de romance que j’apprécie plutôt bien lorsque l’histoire est bien amenée, comme ici avec Lou et Camélia. 
Durant toute la lecture, j’avais Rory de la série Dr Who dans la tête, il a donc été difficile pour moi de le voir comme un méchant et un harceleur, malgré les atrocités dont il s’est rendu coupable.
Le côté “harceleurs” m’a fait penser à la Dark romance Borderline, même si dans ce dernier, c’était beaucoup plus poussé et atroce. Et le fait que la victime laisse des énigmes pour retrouver son meurtrier m’a fait penser à Hannah et ses cassettes dans 13 Reasons Why.
Enfin, le double point de vue utilisé par l’autrice fait bien avancer l’histoire. Ce n’est pas une redite d’un événement, mais plutôt des moments et pensées de chacun qui font avancer l’enquête, en accumulant les indices. Et l’ajout du point de vue de Rory le soir du meurtre augmente le suspens, car on avance au fur et à mesure de la soirée avec des éléments incriminants chacun des personnages. 
Cela m’a donné envie de lire la suite.
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Lundi 13 avril 2026
Les sept soeurs : Maia - Lucinda Riley
1. Style d’écriture de Lucinda Riley
    Dans cette première partie, nous allons parler du style narratif. C’est un terme qui décrit la manière dont une histoire est racontée. Cela inclut à la fois le point de vue narratif, la structure narrative, le ton employé et le rythme pour transmettre le récit. Le style narratif a un rôle important dans la manière dont les lecteurs et auditeurs perçoivent l’histoire. 
    Commençons par le point de vue narratif. Dans Les sept sœurs, Lucinda Riley a écrit son roman à la première personne du singulier. C’est donc un point de vue interne. Nous sommes plongés directement dans le personnage de Maia, avec ce qu’elle ressent, voit, pense et fait. Nous pouvons donc suivre Maia dans tous ses déplacements. Ce mode narratif est limité à la subjectivité du personnage, mais permet aux lecteurs et auditeurs de s’identifier au narrateur. A l’inverse, les passages de l’histoire d’Izabela est écrit à la 3ème personne du singulier. Cela permet de garder la narration de son histoire, en la gardant un peu plus à distance, et ainsi faire la différence entre Maia dans le temps présent, et Izabela dans le passé. 
    Passons maintenant au ton de la narration. C’est ce qui permet d’induire certaines émotions chez le lecteur. Madame Riley utilise plutôt un ton dramatique. En effet, l’histoire débute par la mort du père de l’héroïne, ainsi que la volonté de Maia de fuir un personnage de son passé. Ici, c’est la tristesse que l’autrice cherche à susciter chez le lecteur. Il y a aussi des tournures qui laissent des questions en suspens, notamment ce qui est arrivé à Maia dans son passé. Tout comme le point de vue interne, utiliser un ton particulier permet au lecteur de s’identifier à l’héroïne.
    Continuons avec la structure narrative. C’est l’organisation des événements dans le temps. Certaines histoires suivent une chronologie linéaire, alors que d’autres jouent avec le temps en utilisant des flashbacks ou des sauts dans le passé. Dans le roman de Lucinda Riley, c’est une structure non-linéaire. En effet, nous pouvons retrouver une alternance de parties, dont la moitié se déroulent dans la chronologie de Maia, lors de ses recherches, et l’autre moitié suit la chronologie d’Izabela, l’arrière-grand-mère de la traductrice. Le passage de l’une à l’autre se fait de façon fluide, puisque lorsque nous passons de l’époque de Maia, à celle d’Izabela, c’est parce qu’elle s’est plongée dans un élément du passé, avec des lettres ou le récit de la domestique.
    Finissons par le rythme du roman. Comme expliqué précédemment, nous passons d’une chronologie à l’autre. Et alors que l’histoire d’Izabela se déroule sur plusieurs années, celle de Maia se déroule sur quelques semaines, puisqu’elle fait des recherches sur son passé après la mort de son père, et que cela ne dure pas longtemps. En effet, elle a été aidée sur place par Floriano, passionné d’histoire, qui a des connaissances utiles parmi ses amis. C’est grâce à lui que le duo va en connaître plus sur le carreau de mosaïque, ainsi que sur l’histoire de la famille Bonifacio. Il y a donc une différence de temporalité entre les deux histoires que nous pouvons suivre dans ce premier tome. 

 

2. Points forts

    L’autrice nous plonge directement dans les rues et l’histoire de Rio. De part ses descriptions, nous pouvons imaginer être sur place et découvrir ainsi la ville. Chacun des bâtiments et monuments cités existent, sauf la maison des Bonifacio bien évidemment, permettant ainsi d’ancrer l’histoire dans la réalité. 
    De plus, Riley a su retranscrire avec brio les émotions ressenties par les personnages principaux, Maia et Izabela. Elle a utilisé un lexique varié, et nous sommes curieux de savoir ce qui est arrivé à Maia pour qu’elle en soit venue à fuir son domicile et se lancer dans la quête de son identité. Notons ici une habileté de l’autrice à capturer les relations humaines, notamment avec le rapprochement de Maia et Floriano, ou encore la naissance de l’amour entre Izabela et Laurent, ainsi que leur passion dévorante. Rappelons que Laurent n’a pu oublié sa ‘’Bel’’ et décide, avec l’accord de son mentor, de venir à Rio superviser la construction du Christ Rédempteur et surtout de revoir la femme dont il est tombé amoureux à Paris.  
    C’est donc ici les points forts de ce livre.

 

3. Points faibles

    A l’inverse, ici se ressent le fait que c’est le premier roman de la saga. Le personnage de Maia ne permet pas de s’identifier vraiment, elle ne se dénote pas par son caractère, contrairement à ses sœurs. Peut-être est-ce une volonté de Riley, ou alors, elle n’a pas su comment la rendre plus vivante, plus intéressante.
    Par ailleurs, certains passages peuvent être prévisibles, certaines relations aussi, comme la naissance illégitime de l’enfant de Laurent et Izabela, ou encore le fait que Floriano et Maia finissent pas se mettre en couple. Par ailleurs, le fait que Floriano exerce une profession d’historien en plus de son écriture, cela peut paraître exagéré, et surtout qu’il ait de nombreuses connaissances qui fassent avancer l’histoire, nous retrouvons là de bonnes facilités scénaristiques. 
    Enfin, sans connaître l’histoire du Brésil à l’époque d’Izabela, le lecteur pourrait prendre pour argent comptant ce qui est écrit sur la vie au Brésil, avec les milieux aisés, sans que les milieux pauvres ne soient évoqués, à l’inverse de l’époque de Maia où l’on parle que des classes populaires, sans pour autant parler des classes aisées, et des classes modernes. S’intéresser un peu plus à la culture brésilienne pourra palier ce point faible. 

 

4. Réception du 1er tome
    Après tout ceci, nous pourrions nous demander ce qui explique le succès de ce premier tome, malgré les points faibles que nous avons évoqués. 
    Nous ne ferons que des suppositions pour répondre à cette question. 
    Pour commencer, l’écriture de Riley rend la lecture agréable. Comme nous l’avons indiqué, l’utilisation de la première personne du singulier rend plus facile l’identification au personnage. 
    Par ailleurs, le mystère autour de Pa Salt accroît la curiosité autour de lui et accroche le lecteur, le laissant sur sa fin. Et le mystère autour de cette personne que Maia veut fuir reste important et est un autre élément à éclaircir. Qu’est-ce qui a bien pu se passer pour que Maia, qui ne bouge jamais de chez elle, casanière comme elle est, décide de partir à l’autre bout du monde, sous prétexte de rechercher sa famille d’origine ? Cela, nous l’apprendrons à la fin du roman. 
    Enfin, il est fort probable que la quête d’identité reste un sujet très attractif, d’autant plus qu’il est bien amené par l’autrice. 
    Le tome 1 reste la porte d’entrée de la saga, et les lecteurs se sont engouffrés sans aucune résistance pour suivre les aventures des sœurs d’Aplièse, et percer le mystère autour de Pa Salt. 

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Vendredi 26 décembre 2025
Jurassic Park - Michael Chrichton
Cette saga bien connue du public m'a longtemps fascinée. J'ai vu tous les films, de la trilogie de base, à la trilogie apparue des années plus tard. 
Pourtant, je n'avais pas lu le livre. Ce n'est pas faute de mon père de m'en avoir parlé. Mais voilà ! Qui écoute ses parents à l'adolescence ? Surtout pour une suggestion d'un thriller/science-fiction génétique. D'autant plus que j'étais beaucoup (trop) obnubilée par la magie et les créatures fantastiques. Bonjour sorciers, loups-garou et vampires !
Puis, une copine a recommandé dans notre fil bibliothèque la lecture audio. Et je me suis laissée tenter. Et alors, quelle déception de ne pas l'avoir lu plus tôt ! Le livre est beaucoup plus développé que le film 1. Des scènes retrouvées dans le film 2 sont en réalité des scènes du tome 1. Et parlons-en de Ian Malcolm ! Ce personnage est vraiment trop sous-côté dans le film. Il a une très bonne réflexion sur l'homme, sa place sur la Terre et son impact sur la nature. C'est un livre de 1990, mais Michael Chrichton était déjà dans la mise en garde sur le chemin que prend l'humanité. Et malheureusement, il est encore plus d'actualité maintenant, où ce qui compte le plus, c'est l'argent. Tout est monétisable aujourd'hui, pour toujours gagner plus, au dépens des autres, de la nature, de notre environnement. Ian Malcolm a raison : la planète se remettra de l'agression quotidienne de l'humain sur notre environnement, nous non. Alors, peut-être qu'il a un regard très pessimiste sur tout ça, mais 35 ans après, son discours me fait écho !
Le petit plus : il y a des dinosaures !
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